Marine de Guerre
Belge

La fin d'une époque (1)

Si notre Belgique fut constituée en 1830, le 15 janvier 1831 voit le début d’une « Marine Royale » sous forme d’une compagnie de marins , après avoir reçu les budgets, le Gouvernement provisoire fit construire deux brigantins le "Congrès " et le "Quatre journées" et  quatre chaloupes- canonnières.

Au mois d’août 1831, la compagnie de marins d’Anvers fut dissoute et reformée au bassin du commerce à Bruxelles, où les deux brigantins et les quatre chaloupes- canonnières étaient stationnées.

Le 27 avril 1832, on crée officiellement à Anvers, une compagnie de marins forte de 120 hommes, et ce pour la durée de la guerre.

Le 17 juin, la flottille belge va se positionner au Fort de St Marguerite

Le 15 novembre 1832, les Hollandais qui n'ont pas respecté les accords de répartition des territoires se voient expulsés d'Anvers par l'armée française, renforcée par la Marine Anglaise positionnée en mer du Nord.

Trop petite la flottille belge ne participera pas au combat.

En 1833, on renfloue et répare douze canonnières hollandaises coulées. Notre flottille comptait,fin 1833, quatorze bâtiments.( Certains ajoutèrent le vieux « James Scott »)

 La « Marine Royale », compte à peu près 500 hommes dont la principale activité maritime est la protection de la pêche au hareng.

En 1838, la Marine Royale veut devenir Océanique, pour cela des équipages de la marine Royale s’enrôlent sur des navires marchands

Nos soldats furent transférés sur différents bâtiments dont le sloop « l’Eclair », le trois mâts le « Robuste » le brick « Caroline », le « Météore » ( navire privé devenu navire école).Malgré l’écolage en haute mer et la connaissance apprise par nos marins soldats, aucun navire moderne ne fut construit ou acheté. La  Belgique trouvait encore inintéressante une flotte océanique militaire et certains députés trouvaient que la solde des marins soldats empêchait la bonne organisation des flottilles fluviales.

 

En 1839, la Marine Royale est scindée en deux, les Brigantins partent à Ostende tandis que les  canonnières restent à Anvers.

En 1840, la  Marine Royale  fait l’acquisition de la goélette " Louise-Marie ".

1841 voit l'ouverture de la ligne Anvers / New-York, ainsi que l'acquisition des paquebots  « British Queen » et " Le Président " (qui coulera lors d'une tempête avant d'être livré).

1842, on ouvre un comptoir à Santo Thomas au Guatemala, la "Louise Marie" va y faire plusieurs escales.
En décembre, la chambre se voit refuser la demande de suppression de la Marine Royale.

Navires en activité à l'époque : Goélette "Louise-Marie".
Brigantins le " Congrès " & le " Quatre journées ".
Les canonnières 1 (Ostende), 5, 7, 10, 11, 12 (sur l'Escaut)

Pour l’achat d’un nouveau bateau, le "Quatre journées" et deux canonnières sont vendus.

En 1843, on commande et on met en chantier le brick "Le Prince Royal" (renommé avant sa mise en service "Duc de Brabant") sur base des plans du " Cygne" de la marine française.

1845, des critiques concernant la Marine Royal  fusent encore ...
Le "Duc de Brabant" entre en service le 25 novembre. Le « Congrès » et deux chaloupes-canonnières furent déclassées. Le placement de nos marins sur les navires marchands continua de plus belle ,le « Macassar » repartit pour les Indes suivi de « L’Ambiorix » et du « Schelde ».

1845 ouverture de la ligne Ostende - Douvres, des officiers de la Marine Royale commandent les steamers "Ville d'Ostende" et "Ville de Bruges".

1848, le "Louise-Marie" sous le commandement du Cdt Van Haverbeke, ainsi qu'une division française, interviennent pour calmer les troubles à Rio Numez.
Suppression des commandants de division à Anvers et Ostende. Malgré les multiples services rendus par la Marine à la Belgique, l’Etat décida de la supprimer car totalement inutile et chère..

1855 : suite à l'échec de la politique coloniale belge en Amérique, le "Duc de Brabant" effectue son dernier voyage en rapatriant les colons belges de Santo-Thomas.
Le navire fut désarmé juste après et son équipage licencié. Trois canonnières suivirent le même chemin et furent désaffectées.

1856 : le "Marie-Louise" effectue sa dernière croisière à Rio Numez.

1859 :  l’Etat décida le désarmement du « Marie-Louise »,

1861 : le parlement refuse le budget de la Marine Royale.

1862 la "Marine Royale" est renommée "Marine d'Etat", le gouvernement renonce ainsi à une marine militaire en Belgique et la remplace par la Marine Marchande de l’Etat.

AVANT GUERRE 1914

Un projet de loi est soumis au Sénat pour remplacer les voiliers par des vapeurs et en 1863, la «Belgique»,la «Louise-Marie» et le « Léopold Ier »,navires à aubes en firent partie.

1864, le « John Penn » rebaptisé « Perle » et le « Queen of the French » rebaptisé « Saphir » viennent grossir la flotte.

1870 , les navires à aubes « Marie -Henriette », « Comtesse de Flandre » et « Comte de Flandre » en firent de même.

En 1876, pour la protection de l’Escaut, la Belgique fit construire un bateau à vapeur coque en fer la « Torpille » et un navire à fond plat de 32 mètres de longueur pour le transport de torpilles. Le service de garde - pêche était assuré par le trois - mâts barques « Mathilde » (248 tonneaux) loué par l’Etat. Le service  international de la pêcherie était lui assuré par le trois-mâts barques « Ville d’Ostende » (385 tonneaux) et l’aviso mixte

«  Ville d’Anvers » ( 1061 tonneaux ) moteur de 950 C.V. 

Les malles la «Marguerite »,le « Prince Albert », « La Flandre »,le « Princesse Joséphine »,  « Le Rapide », e « Léopold II », étaient chargées de la surveillance de la mer du Nord.

1884 , formation de la Compagnie de Mariniers, avec le « Ville d’Anvers », cette compagnie servait à la formation d’Officiers de Marine, mais celle-ci ne fut pas très appréciée et fût terminée en 1888.

1886, Le yacht du Roi Léopold II « royal » prit la mer.

1887 , les navires à aubes « Prince Albert », « Ville de Douvres », « Flandre », « Princesse Henriette » et le « Pincesse Joséphine » renforcèrent la Marine de  l’Etat. Suivirent en 1892 le « Léopold II  », en 1893 le « Marie-Henriette » ( déclassée en 1926), en 1896 le « Rapide » et  le « Marguerite » et en 1897 le « Princesse-Clémentine ».

 

LA  GUERRE  1914 - 1918.

 

Pendant le premier conflit mondial, les navires de la compagnie seront transformés en transport de troupes ou transport de blessés ; ils effectueront plus de 4.000 traversées entre Calais et Douvres, transportant trois millions de soldats. 

1914,  création d’un dépôt des équipages à Gravelines, il reçut des Anglais un cargo capturé aux Allemands du nom de« Minna » , celui-ci devint le croiseur « Général Leman ».

Une partie de nos marins sont affectés à la 6e Escadrille  Française de Calais. Les malles « Rapide », « Léopold II » et « Princesse Clémentine » sont de la parties ainsi qu’une douzaine de bateaux de tous types. 

La côte Belge fut défendue en grande partie par les bâtiments survivants de la petite flottille de 1901, et de quelques chalutiers de pêcheurs privés qui très vite furent réquisitionnés par les Alliés.  

1917, le remorqueur « Blankenberghe » fut armé d’un canon de 3.7 et d’une mitrailleuse  Hottchkiss , le gouvernement réquisitionna le yacht « Henriette » et l’arma de deux canons de 3.7 et d’une mitrailleuse mais celui-ci fut, par sa petitesse, très vite désarmé. L’ancien aviso-mixte « Ville d’Anvers » prit sa place et on l’arma d’un canon de 9c.,d’un de 7.5 portugais, d’un canon Anglais de six livres, un de 3,7 , de plusieurs mitrailleuses et d’un mortier.